Archives de Catégorie: personnages de Claude H.

Salut à l’année qui vient

Les personnages des sculptures de mon copain Claude Hazanavicius continuent de susciter mon envie d’écrire. Je les trouvent si parlantes, qu’elles n’ont pas besoin de la parole pour exprimer ce qu’elles veulent dire. Leurs attitudes, leurs positionnements, leur visage sans traits interpellent le regardeur pour qu’il participe à la production de leur sens. « C’est le regardeur qui fait le tableau, » disait l’ami Marcel D., vous savez, l’amant de La mariée mise à mort par des célibataires même. il n’avait pas tort.

Saluts

Salut

 

Ce salut m’a donné envie de me l’approprier. Et, pour sacrifier au rite, j’ai voulu l’utiliser et vous présenter la nouvelle année 2015. En vous évitant d’oublier l’année précédente. Nous ne sommes tout de même pas, encore et heureusement, dans une culture de l’immédiateté qui nous fasse oublier aujourd’hui ce que nous avons vécu hier. « Ne laissons pas le temps sortir de ses gonds », comme le disait le grand Will. Ne soyons pas ingrats : 2014 a eu de bons moments, mais aujourd’hui, nous sommes passés de l’autre côté. Donc,

 Salut à l’année passée !                              Salut à l’année qui vient !

Que celle-là ne demeure que par ses bonheurs.     Que celle-ci soit riche de fêtes du cœur.

Bon ! On ne va pas en rester là et je n’ai pas mobilisé votre attention pour me contenter de vous faire un signe d’amitié bien conventionnel, mais pourquoi s’en priver ? Je voudrais vous présenter quelques unes de ces dernières sculptures, non pour les faire parler, elles sont suffisamment éloquentes, mais pour les faire dialoguer entre elles et, si vous le souhaiter de participer à notre conversation.

 

Dialogue difficile entre nature et culture

dialogue nature;culture

Petit monsieur en Arizona, sculpture de Claude Hazanavicius

 

Monsieur Nature et monsieur Culture se croisent dans le désert

 Mr C.— Alors quoi de neuf ?

Mr N.— Rien. Ça dure. Et vous ?

Mr C.—C’est dur.

Mr N.— Pourquoi ?

Mr C.— Ça change tout le temps.

Mr N..— Et alors ? C’est bien. Moi c’est toujours pareil.

Mr C.— Non, c’est pas bien ; j’arrive pas à m’y faire. Ça va trop vite.

Mr N.— Au moins, y a du mouvement.

Mr C.— Oui. Mais plus ça va, moins ça va.

Mr C.— Au moins ça va. Ici, ça bouge pas.

Mr C.— C’est mieux. Chez moi, plus ça change et plus c’est toujours la même chose. C’est toujours les mêmes qui décident.

Mr N.— Au moins, on peut décider. Ici, on décide de rien : c’est au-dessus que ça se décide

Mr C.—Au dessus ?

Mr N.— Oui, au-delà du bien du mal ! Dans la métaphysique.

Mr C.— Mais dites donc ! Vous faites de la philosophie. C’est bien.

Mr N.— J’ai appris avec ceux qui passent. Ceux qui vont au désert pour avoir la paix.

Mr C.— Ça vous fait de la compagnie.

Mr N.— Même pas. Ils me disent quelques mots : des formules. Et puis, ils s’en vont plus loin pour être seuls.

Mr C .— Au moins, vous n’êtes pas contaminé par les idées nouvelles. Vous restez identique à vous même.

Mr N.— Et vous trouvez ça bien, vous ?

Mr C.— Peut-être pas. Moi, je ne sais plus où j’en suis.

Mr N.— Mais c’est formidable ! Vous vous rendez pas compte. Le doute, l’angoisse, la culpabilité, la peur de se tromper…Et puis, le désir, ah le désir ! Moi je crève sur pied, j’ai rien de tout ça. C’est pas une vie.

Mr C.— C’est peut-être mieux. Mais c’est pas tout ça. Il faut que je rentre. On m’attend.

Mr N.— Moi personne m’attend. Personne. C’est moi qui attends.

Mr C.— Alors à la prochaine.

Mr. N.—C’est çà, à la prochaine.

Mr C. —Je repasserai : on verra bien si quelque chose a changé.

 

Rencontre dans une ville  italienne

2 couples

Deux couples : deux malentendus

H2 et F2 de face ; H1 et F1 de dos

H1 — Qui c’est ? Tu les connais ?

F1 — Oui, enfin j’crois. Elle, qu’est-ce qu’elle a vieilli.

H1 — Tu crois ? Mais c’est qui ?

F1, — Ben justement, j’sais plus : elle a tellement vieilli.

H1— Fais comme si tu ne l’avais pas reconnu.

 

F2 — Mais qu’est-ce qu’elle a à te fixer comme ça ?

H2 — J’sais pas, je l’a connais même pas.

F2 — Tu l’a connais même pas ! Tu ne vas pas me refaire le coup. Si tu ne l’a connais pas, elle, elle à l’air de te connaître. Je te préviens : pas question que je la salue.

Les deux couples se dirigent l’un vers l’autre.

F1. Ça y’est, ça me revient ! Lui, c’est celui qui tenait la fromagerie, au coin de la rue. Mais alors elle, j’vois pas du tout. Ça doit être sa poule.

H1 — Tu crois. Sa poule, mais il était pas coureur.

F1— Qu’est-ce qu’il te faut ! Quand sa femme vivait encore, ça allait. Elle le tenait. Mais après sa mort, ça y allait.

H1 — Il t’a fait des propositions ? ll te lorgnait lorsqu’elle t’allais acheter du parmesan ?

F1 — Non mais ! Pour qui tu me prends ?

H1 — Pour rien. Tu me dis qu’il était coureur, d’où tu le sais. ? Y a pas de fumée sans feu.

F1— Et puis ça suffit. Je te dis plus rien. Tu déformes tout.

 

F2 — Arrête de la regarder comme ça.

H2— Je la regarde pas ; c’est lui, qui me regarde méchamment.

F2 — Y doit avoir ses raisons.

H2 — Qu’est-ce que tu vas chercher ?

F2 — Rien, c’est toi qui la cherches du regard. Je le vois bien.

Les deux couples se croisent au milieu de l’escalier. Il n’y a pas assez de place pour qu’ils passent ensemble de front. Chacun des deux hommes laisse galamment passer son épouse. Les deux femmes se jettent un regard noir. Les deux homes se croisent se dévisagent. S’interrogent du regard :

H1 — Giani !

H2 — Claudio !

Ils se font l’accolade ; se tapent dans le dos. Les deux femmes ont poursuivi leur chemin.

H1 et H2 ensemble : — Il y a si longtemps. Dis donc, Tu n’as pas changé.

H1 . Tu continues à être toujours avec des belles femmes, sedutore va !

H2 — Tu n’as pas à te plaindre.

H1 et H2 ensemble — Présentes-moi ta compagne

Lorsqu’elles se rendent compte que leur compagnon ne suit pas, ells se retournent

F1 — Claudio, veni !

F2 — Giani, qu’est ce que tu fais ? Arrive.

H1 A l’oreille de l’autre — pas commode ta femme ! Allez chao.

H2 — Pas facile, la tienne. A la prochaine. 

 

Et, une dernière, pour tenir la route en 2015.

 

 

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Celle à qui je rêve, partie quelque part en Amérique du Nord.

 

J’en suis tombé amoureux. Je ne peux pas la faire parler, ni lui parler. Je ne sais pas où elle se trouve. Paraît-il, achetée par un riche collectionneur  qui a du goût. Je croyais que l’esclavage était aboli, là-bas.

Aux dernières nouvelles, elle serait installée à côté d’un tableau de Hopper, celui où l’on voit une femme rêveuse devant une fenêtre, une valise à ses pieds. Elle ont fait connaissance, elles se plaisent bien et parlent ensemble.

Hoppr

E. Hopper Dame à la valise

 

 

Mon amoureuse, enfin, celle dont je suis amoureux, prendrait la place de la  première dame. Le propriétaire, la trouverait plus charnue, plus capiteuse. Plus désirable, quoi ! Il n’a pas  tort. La plupart des critiques de peinture trouvaient que la carnation des femmes que peignait Hopper manquait de vérité.

Pour  ce qui me concerne, je ne renonce pas. Je commence à faire des économies. Si l’esclavagiste acceptait de s’en séparer, je serais preneur.

N.B.1 Les photos, comme les montages, sont de Claude Hazanavicius. Il connaît les logiciels, dont je ne connais même pas les noms.

N.B.2  A l’attention du lecteur trop « premier degré ». Ce n’est pas de la sculpture dont je suis amoureux. Je la trouve très belle, c’est tout. C’est du modèle. J’en ai  parlé à Claude Hazanavicius, il n’ pas voulu me dire qui elle est. En plus, m’a -t-il confié : « Elle est plus belle que la sculpture ». Je n’en crois rien.

N.B.3 Je viens de m’apercevoir, qu’au dessus de mon lit, il y a la reproduction du tableau de Hopper, La femme à a valise. Je le savais, bien entendu, mais je ne savais pas que l’original se trouvait chez le collectionneur qui avait acheté mon amoureuse, enfin, celle que j’aime…

Toute cette histoire me turlupine. Elle me fait penser à une strophe d’un poème d’Eluard :

Si je vous dis que sur les branches de mon lit

Fait son nid un oiseau qui ne dit jamais oui

Vous me croyez vous partagez mon inquiétude.

Le titre du poème est « La poésie doit avoir pour but la vérité pratique ».

Et son sous-titre est :  A mes amis exigeants.

 

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Les Personnages de Claude H.

J’ai décidé d’inverser l’ordre du temps. Non que je me prenne pour Celui que je ne suis pas, mais ne suis-je pas le créateur de mon blog ? Maître après D. sur mon blog. Donc je m’autorise à sortir le temps de  mon blog « de ses gonds », comme dirait le vieux Will.

Tout cela devenait incompréhensible : On y parlait de personnages qui avaient disparus sans avoir été présentés. On –  et qui était ce « On » soi-disant tout puissant ? –  O, donc, les avait retrouvés. Et qui plus est dans le blog d’un décorateur de théâtre.

Bref, reprenons par le début. Et au début, il n’y avait pas le verbe comme l’affirme le Livre, ni l’action comme le prétend Faust. Au début, sur mon blog du moins, il y avait les personnages de Claude H.

Je ne met pour l’instant que l’initiale H. : cela donne un zeste de mystère et un soupçon de modernité. Claude H. n’était pas un parent éloigné de Arthur H., bien qu’il soit un parent proche de Michel H. Comprenne qui pourra. Il n’est pas non plus un cousin à la mode de Bretagne (de Brest-Litovsk pour ceux qui connaissent la géographie  nomade) de Scholem Ash. Allons levons le voile, balayons le zeste et chassons le soupçon, Claude Hazanavicius installé à Montréal depuis plus de trente ans comme Ingénieur du son dans le cinématographe est aussi sculpteur.  Vous voyez la convergence : l’ouïe et le regard.

Dans le   métro

Ses sculptures n’usurpent pas le titre générique que leur a donné l’artiste : Personnages. Elles en possèdent, en effet, tous les attributs. Leur singularité qui se révèle sous le masque (persona, en latin, signifie le masque) apparemment inexpressif, ou au contraire finement figuré, révèle leur profonde signification : leur appartenance au monde des humains, monde fragile et prégnant, monde dans lequel le phénomène de l’apparition fait émerger le sens.

L’ancrage de ces personnages, surgis dans le no man’s land de la grisaille de l’ardoise, les charge d’une attraction, d’une tension conflictuelle. Entre la profondeur des entrailles de la terre — auxquelles les rattachent leurs souliers pesants, leurs jambes et leur corps massifs­­ —  entrailles qu’ils scrutent comme si elles étaient dépositaires d’un secret qui leur échappe et un ciel inaccessible vers lequel les têtes graciles, détachées du corps, se tournent parfois, les personnages de Claude Hazanavicius semblent écartelés. Leur place  d’autochtones, individus nés de la terre, semble bien fragile et bien souvent ces personnages, à l’instar Œdipe, fils d’une lignée de boiteux, paraissent en équilibre instable sur terre. Ils paraissent déplacés : entre deux voyages ; deux exils ; deux attentes…

Leur quête paraît s’inscrire dans l’inachèvement. Quête insatisfaite, toujours renouvelée. Ces figures ne possèdent pas seulement une double appartenance : la terre sur laquelle ils cherchent à se fixer, un temps, sans trop y croire, leur valise à portée de main…, et l’horizon, celui de la transcendance ou de l’imaginaire, au-dessus d’eux, vers lequel ils cherchent un signe pour pouvoir l’habiter. Saisis dans une apparente immobilité, ces personnages sont en action. Un regard ou signal, qu’ils pourraient interpréter comme une menace, les remobilisera sur la scène de la comédie ou de la tragédie humaine. Dramatis personae comme les personnages de théâtre ou de la peinture que Diderot voyaient vivre sous le regard du spectateur, les personnages de Claude Hazanavicius prennent un sens par les résonances qu’ils provoquent chez ceux qui acceptent de croiser leur regard en se mettant à la bonne distance. Au-dessus, à côté ou en dessous d’eux. Et c’est notre humaine condition que nous percevons dans cet échange. C’est elle qui les remet en mouvement comme si l’intérêt que nous leur portons les conduisait à rejoindre une autre scène, plus hospitalière qui risque, pourtant, de se révéler tout aussi incertaine.

En créant ses personnages, Claude Hazanavicius nous dit qu’il se retrouve. En partageant, un moment, leur existence tourmentée, nous reconnaissons notre inquiétude.

Ces sculptures sont des métaphores, des vecteurs de sens. Leur pouvoir d’affectation, leur sensibilité, nous conduit à l’intelligibilité de notre condition. Nous nous sentons proches de ces personnages, dans la mesure où nous partageons leur attente et leurs espoirs.

Le charme de ces sculptures, leur grâce, ne viendrait-elle pas de leur pouvoir de nous faire comprendre, la formule par laquelle Walter Benjamin concluait son essai sur les Affinités électives de Goethe : « C’est seulement pour les désespérés que l’espoir nous a été donné » ? 

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L’homme aux valises

 Non seulement le blog permet de changer le sens de déroulement du temps, mais il permet l’ubiquité. Tel ce personnage qui croyait appartenir à telle famille artistique, se trouve transporté dans une autre, qui lui était étrangère. Ce transfert ne fait pas de lui un personnage adopté ou en transit, il dédouble son existence. Et voilà le rêve  du théâtre réalisé sur l’écran : le personnage est son double. Le blog est un dispositif de duplication

Et de plus, je m’en rends compte seulement aujourdhui, le blog est une machine à générer de l’affinité élective et affective. La dualité d’existence du personnage produit des liens

Rendez-vous compte. Sans que j’y sois pour quelque chose, un nouveau personnage est venu échouer à la porte de mon blog. Il n’a pas eu à frapper les trois coups. Je ne vous cache pas que je l’ai fait rentrer avec un grand plaisir : il avait dû errer de longues années avant de trouver un lieu virtuel où poser ses bagages. Il venait du monde du théâtre ou plutôt, il sortait des coulisses du décor et attendait de faire son entrée ailleurs que sur les planches de la scène.

Que je vous raconte d’où il vient.

C’est mon amie Hazel Karr qui me l’avait signalé de l’autre côté du miroir. Je lui avais envoyé mes vœux, dont j’avais emprunté la photo aux vœux que m’avait envoyés Claude, vous voyez, c’est une histoire à tiroir.


Prends ta valise et quitte cette foutue 2011 pour la suivante. Ne mets dans ta valise que ce qui t’est le plus cher : l’amitié, la tendresse, la mémoire des plaisirs d’hier et tes projets pourdemain… Et bon vent pour la prochaine.

 Hazel a dû éprouver une certaine affinité avec les personnages de Claude Hazanivicius ; elle m’a présenté un personnage qui a été créé, ainsi que le décor dans lequel il s’était perdu, par Jacques Noël, un merveilleux décorateur de théâtre des pièces de Ionesco, Dubillard…, et de bien d’autres ainsi que des mimodrames de Marcel Marceau.

Je vous laisse l’adresse de son site, vous comprendrez  ce qui se joue dans ses frottements d’imaginaires entre auteur, metteur en scène et plasticien : des affinités entre des textes, des personnages en action et des lieux qui les accueillent, des affinités multimédia pour parler comme on parle aujourd’hui.

http://art.asso.free.fr/jacques-noel/jacques-noel-accueil.htm

Il se trouve que Hazel est peintre. Et si je n’ai pas encore trouvé de personnage à valise dans ses toiles, c’est parce que ceux qui y vivent et les animent sont plutôt de l’espèce animalière. Mais d’une espèce particulière qui séjournent et gambadent dans des atmosphères colorées et magiques dont ils parcourent les étendues sans valise, sans tambour ni trompettes.
Vous allez vous perdre dans ses toiles ou plutôt perdre vos repères.
Et si vous souhaitez repasser devant le miroir et retrouver le monde réel, un peu plat et terne, il faut le dire, vous n’aurez qu’à quitter son site : http://www.hazelkarr.com/

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L’homme à la valise est tombé dans le décor

Un lecteur ou plutôt une lectrice, une seule, histoire de vous faire comprendre que mon blog n’est pas encore un blogbuster m’a demandé comment s’est effectué ce parachuttage du personnage de Claude H dans le décor de Jacques N.

J’ai mené mon enquête. Je vous la restitue partiellement.

Les premiers témoins de l’aterrissage de l’homme aux valises sont Jean-Louis Barrault, Jean Anouilh et Jacques Noël qui passaient par là, au moment de « l’adécorage ». D’ailleurs si la légende la photo est factuellement exacte, elle ne l’est pas poétiquement. Ces trois hommes de théâtre sont sous l’emprise de la sidération de voir apparaître un personnage qui n’avait pas été prévu par Ionesco dans L’homme aux valises.

Je vous recommande d’ailleurs d’aller vous promener sur le site de Jacques Noël, cela vaut le détour, comme Amsterdam. C’est peut-être la raison pour laquelle le personnage de Claude  y  a débarqué.

Pourquoi est-il venu seul sans son épouse ? C’est tout simple : le titre de la pièce de Ionesco est L’homme aux valises, que voulez vous qu’il fît avec son épouse ? Et puis, peut-être avait-il envie d’aventures extra conjugales. On le comprend.

Toujours est-il qu’il a atterri sans encombre. Est-ce qu’on dit atterrir lorsqu’on tombe du ciel dans un décor ? Adécorir alors ? Bref — chez moi, le bref est une manière de changer de sujet. Bref, le voilà descendu de sa monture céleste.

Il a parcouru le décor, ses valises à la main. Au départ il n’en avait qu’une, peut-être a-t-il fauché celle de sa compagne, « personnage femme », pour s’équilibrer dans les cieux ? On comprend que cette dernière soit furieuse. Elle n’a plus de linge de rechange.

Toujours est-il qu’il s’est retrouvé dans un salon, accueilli par une charmante créature. Finalement, il a bien fait de venir seul.

Je me renseigne et je vous raconte la suite.

En attendant, je retourne à mes affinités avec ce cher Walter.

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Disparus puis retrouvés

J’ai égaré les Personnages de Claude Hazanivicius ou je ne les retrouve plus dans mes « affinités affectives ». Peut-être ont-ils pris leurs valises pour aller voir ailleurs — dans un autre blog, dans la vraie vie ou dans dans le paradis des personnages de bronze  — comment allait la vie. Peut-être, les ai-je chassés, par une fausse manœuvre, en voulant rajouter un article à mon blog. Ce que c’est que d’être analphabète dans l’écriture numérique. S’il en était ainsi je ne m’en remettrais pas : qu’un simple clic, par inadvertance, puisse  renvoyer ad patres des personnages qui ne m’ont rien, fait sinon que de me faire rêver serait dommage. Je les replace dans mes affinités.

Vous n’avez pas été très nombreux à vous inquiéter de leur disparition. Pour être franc, il n’y a pas eu un seul commentaire. Mais je sais bien que  vous vous êtes demandés, avec un zeste d’angoisse,  pour quelles raisons ils avaient quitté la demeure virtuelle de mes « ‘affinités affectives » pour courir le monde réel. Soyez rassurés, je les ai retrouvés. Le premier était parti avec sa petite valise à la rencontre de jeunes filles qui fleurissent du côté de l’Italie. Avec sa mine grise, il avait peu de chance de les séduire. Il est retourné sur mon blog. Bienvenue à la maison.

La seconde avait voulu connaître les joies des voyages. La pauvre. Elle ne savait pas que :

« les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent 

pour partir : cœurs légers, semblables aux ballons,

De leur fatalité jamais ils ne s’écartent ».

La voici également de retour.

Vous pouvez bloguer tranquilles la famille est de nouveau réunie

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Sur une disparition et une réapparition

Occupé que j’étais à corriger les nombreuses fautes, coquilles et incohérences qui ont parsemé la publication – trop rapide – de mon article sur La Mouette (je craignais qu’elle ne s’envole), je ne suis pas aperçu de la disparition de deux personnages de Claude Hazanivicius. Heureusement qu’il me l’a signalée.

Que je vous raconte. C’est arrivé dans une rue à Montréal.

Deux couples de « personnages » se promenaient bien sagement. Ils revenaient d’Amsterdam où ils avaient parcouru les canaux. Après une légère brouille : ils s’étaient séparés et l’un des couples avaient voulu rentrer à l’Hôtel, l’autre avait prolongé sa promenade.

Bref cela s’était arrangé et ils étaient revenus ensemble, sagement, à Montréal, dans la ville où Claude les a exposés. Et juste avant de rentrer dans la galerie où ils passent l’hiver, un des couples de personnages s’est volatilisé littéralement sans que l’autre, resté sur le trottoir, ait pu les retenir. Était-ce la répétition de ce qui s’était passé aux pays des tulipes. Je me renseigne et je vous tiens au courant.

Volatilisé et disparu sous les yeux de deux hommes ébahis. Leurs épouses respectives, plongées dans le catalogue de l’exposition n’ont rien vu. Je vous dis pas le grabuge. Les deux épouses n’ont pas cru un mot de l’histoire racontée par leur conjoint. L’engueulade, qu’ils on prise.

— C’était toujours pareil : ils se beurraient au whisky et racontaient après n’importe quoi.

Bref, chacune a ramené fissa son alcoolique de mari à l’hôtel et l’a bordé en attendant qu’il retrouve ses esprits.

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